À propos de la sciatique

Qu’est-ce que la Sciatique?

Vous connaissez cette sensation: une douleur lancinante dans votre jambe. Vous pouvez également ressentir des picotements ou un engourdissement. Votre docteur dit que c’est une sciatique, mais la sciatique n’est pas vraiment une maladie. C’est un terme médical utilisé pour décrire les symptômes (la douleur lancinante, les picotements et l’engourdissement) causés par un problème dans le bas du dos.

Cela signifie que votre sciatique peut être causée par une hernie discale ou exclue, une maladie dégénérative du disque, un syndrome du piriforme, la grossesse, une sténose spinale, une tumeur ou une infection spinale, une spondylolisthésis ou un traumatisme.

Chacune de ces maladies ou problèmes peut appuyer sur le nerf sciatique ou les racines nerveuses qui y sont liées. Et c’est cette pression qui entraîne votre douleur et d’autres symptômes.

Votre docteur peut également utiliser le terme « sciatique » pour parler d’une radiculopathie, terme médical utilisé pour décrire la douleur, l’engourdissement, les picotements et la faiblesse dans les bras ou les jambes. Étant donné que la sciatique prend son origine dans le bas de votre dos (le rachis lombaire), on l’appelle radiculopathie lombaire.

Les Symptômes de la Sciatique

Afin de recevoir le meilleur traitement pour une sciatique, il est important de reconnaître et de comprendre les symptômes.

Vous pouvez ressentir la sciatique de différentes manières, parmi lesquelles:

•    une douleur qui commence dans le bas du dos, longe les fessiers, la jambe et parfois le pied
•    une douleur lancinante dans votre jambe, qu’on compare parfois à une décharge électrique
•    des sensations de brûlure et de picotements dans votre jambe
•    un engourdissement partiel ou une faiblesse dans la jambe
•    une douleur, une brûlure, des picotements, un engourdissement ou une faiblesse sur un seul côté de la partie inférieure de votre corps
•    la douleur et d’autres symptômes peuvent être constants et varier de moyen à intense
•    s’asseoir, rester debout et marcher peuvent s’avérer douloureux et difficile
•    tousser, éternuer et effectuer d’autres mouvements soudains peut intensifier la douleur.

Vous devez correctement traiter votre douleur dorsale. Adressez-vous à un médecin si votre douleur persiste, et n’attendez surtout pas si vous présentez l’un des signes d’urgence suivants :

•    La douleur s’aggrave.
•    La douleur affecte vos activités quotidiennes.
•    Une faiblesse ou un engourdissement de la jambe.
•    Une perte du contrôle de la vessie ou des intestins.

Vous pouvez souffrir de sciatique de différentes manières et dans différentes zones de votre jambe, tout dépend de l’endroit où est affecté le nerf sciatique. Au moment de décrire vos symptômes à votre docteur, pensez bien à être le plus précis possible. Cela l’aidera à diagnostiquez plus précisément l’origine de votre mal.

Ainsi, lorsque vous souffrez, est-ce…

•    Particulièrement intense au-dessus de votre genou? Au lieu de commencer dans le bas de votre dos (rachis lombaire), votre douleur commence peut-être dans vos fessiers. Avec ces symptômes, il y a de grandes chances pour que votre nerf sciatique soit pincé par le muscle pyramidal, qui aide au mouvement de votre cuisse.

•    En-dessous de votre genou et dans votre pied? Il se peut que vous ne réagissiez pas assez vite lorsque le docteur teste votre réflexe rotulien (lorsqu’il tape votre genou avec un petit marteau). Vous aurez peut-être du mal à soulever votre pied. Avec ces symptômes, il se peut que votre nerf sciatique soit pincé au niveau des L3-L4 du bas de votre dos (rachis lombaire).

•    Sur le côté de votre pied? Les réflexes de votre cheville peuvent ne pas être très rapides, eux non plus. Il se peut que vous ayez de la difficulté à soulever votre talon du sol ou à marcher sur la pointe des pieds (au cas où il vous arrive de le faire). Avec ces symptômes, il est possible que votre nerf sciatique soit pincé au niveau des L5-S1 du bas de votre dos (rachis lombaire) et de votre bassin (sacrum).

•    Dans votre gros orteil et peut-être dans votre cheville, aussi ? On appelle également ce problème le pied tombant. Le dessus de votre pied est peut-être engourdi ou douloureux, mais c’est vraiment dans votre gros orteil que vous le ressentez. Avec ces symptômes, il est probable que votre nerf sciatique soit pincé au niveau des L4-L5 dans le bas de votre dos (rachis lombaire).

L’Anatomie de la Sciatique

Le nerf sciatique est le plus long et le plus large de votre corps. Il est composé de cinq ensembles de racines nerveuses appariées et il a à peu près le diamètre d’un doigt. Le nerf sciatique commence dans le bas de votre dos, appelé rachis lombaire. Les racines nerveuses sont aux vertèbres L4 et L5 (le « L » signifie lombaire et le nombre indique le niveau de la vertèbre). Le nerf sciatique parcoure également votre bassin (sacrum).

Chez la plupart des gens, le nerf sciatique passe en-dessous du muscle pyramidal, qui aide au mouvement de la cuisse. À partir de là, le nerf sciatique passe par les fessiers et l’arrière des cuisses. Derrière votre genou, le nerf sciatique se ramifie en petits nerfs qui descendent jusqu’à vos pieds.

Votre nerf sciatique fait partie d’une structure complexe: votre système nerveux. Ce système transmet la douleur et la sensation à d’autres parties de votre corps. Ainsi, lorsque quelque chose appuie sur un nerf, vous le sentez, et cette sensation est loin d’être agréable. Dans le cas d’une sciatique, quelque chose dans le bas de votre dos (une hernie discale par exemple) appuie sur le nerf sciatique, qui transmet ensuite la douleur à vos jambes.

Les Causes de la Sciatique

Il est important de bien comprendre les problèmes pouvant entraîner une sciatique, car souvenez vous que la sciatique n’est pas la maladie, c’est le terme médical utilisé pour décrire les symptômes causés par d’autres problèmes du bas du dos.

Parmi les problèmes du bas du dos pouvant entrainer une sciatique, se trouvent:

•    Une hernie discale ou exclue: C’est la cause la plus courante de sciatique. Lorsqu’un disque est gonflé, son noyau gélatineux (le nucleus pulposus) appuie contre la surface externe (l’annulus fibrosus). Une hernie exclue signifie que le nucleus pulposus a brisé l’annulus fibrosus. En cas de hernie discale ou exclue, le disque peut appuyer sur les racines nerveuses et causer une sciatique. Les conséquences d’une hernie exclue sont pires que celles d’une hernie discale. La substance qui s’écoule du disque contient un irritant chimique acide (l’acide hyaluronique) qui est à l’origine de l’inflammation du nerf.

•    La maladie dégénérative du disque: La sciatique résulte souvent du processus de vieillissement affectant les disques, appelé maladie dégénérative du disque. Celle-ci consiste en un changement de la forme et de la fonction du disque et peut résulter en une hernie discale ou exclue et par conséquent être source de douleur.

•    Le Syndrome du Piriforme: Le muscle pyramidal (ou piriforme) situé dans la partie basse de la colonne vertébrale est relié au fémur et aide à tourner vos hanches. Le nerf sciatique passe en dessous du muscle pyramidal, voilà pourquoi les spasmes musculaires peuvent comprimer le nerf sciatique. Il peut être difficile de le diagnostiquer et de le traiter car il ne s’identifie pas facilement avec une radio ou un IRM.

•    La Grossesse : Le poids supplémentaire et la pression sur votre colonne causés par la grossesse peuvent entraîner la compression du nerf sciatique. Les symptômes disparaissent généralement après la naissance de l’enfant.

•    La Sténose Spinale: Vos nerfs traversent des passages dans votre colonne, et lorsque ces derniers se rétrécissent (sténose), cela peut appuyer sur les nerfs du bas de votre dos.

•    Les tumeurs et infections spinales: Bien qu’elles soient très rares, les tumeurs et infections peuvent comprimer le nerf sciatique.

•    La Spondylolishtésis: Si une vertèbre glisse sur une vertèbre en dessous d’elle, on parle de spondylolisthésis. Ce glissement peut pincer la racine nerveuse et causer la sciatique.

•    Un Traumatisme: Vous pouvez développer une sciatique à cause de la compression directe d’un nerf par une force extérieure. Par exemple, si vous vous blessez dans un accident de voiture,  cela peut causer le pincement d’un nerf dans le bas de votre dos.

Les Examens en cas de Sciatique

Si vous pensez avoir une sciatique, appelez un spécialiste de la colonne (Si vous n’en avez pas déjà un, renseignez-vous sur notre section Trouvez un Spécialiste du Dos et de la Colonne Vertébrale.)

Lors de votre visite, le spécialiste vous posera quelques questions et vous fera passer des examens basiques. Et ce afin d’essayer d’identifier la cause de votre sciatique et de développer un plan de traitement adapté, une manière de traiter votre douleur et d’autres symptômes et de favoriser votre rétablissement.

Pour commencer, votre médecin vous interrogera sur vos symptômes actuels et les remèdes que vous avez déjà essayés. Il ou elle vous posera des questions typiques, telles que :

•    Quand a commencé la douleur?
•    Où la ressentez-vous ?
•    Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant la pire douleur imaginable, quelle note donneriez vous à votre douleur ?
•    Quelles activités avez-vous récemment pratiquées ?
•    La douleur est-elle plus intense lorsque vous remontez ou descendez une pente?
•    Qu’avez-vous fait contre cette douleur dorsale ?
•    Y a-t-il quelque chose qui réduise ou empire la douleur ?

Le docteur pratiquera également des examens physiques et neurologiques. Au cours de l’examen physique, le docteur observera la posture, la portée des mouvements et la condition physique et notera chaque mouvement entraînant une douleur. Il palpera votre colonne, notera son incurvation et son alignement et cherchera des spasmes musculaires. Pendant l’examen neurologique, le docteur testera les réflexes, la force musculaire, d’autres changements nerveux et la répartition de la douleur ;

Pour diagnostiquer la cause de votre sciatique, vous aurez peut-être à passer des examens d’imagerie. Ceux-ci peuvent être une radio ou un scanner (ou tomodensitomètre). Si votre sciatique peut être due à une hernie discale ou à une sténose spinale, votre docteur vous fera sûrement passer un IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)

Les Choses à Savoir sur la Sciatique

•    Autrefois, les allemands appelaient la sciatique « le coup de la sorcière ». Étant donné que ce mal apparaissait de manière soudaine et brutale, ils voyaient là une connexion démoniaque.

•    Les celtes appelaient la sciatique « la flèche de l’elfe ». Ils ne comprenaient pas ce qui pouvait causer cette terrible douleur dans leur jambe. Ils supposaient donc qu’un elfe leur avait tiré dessus.

•    Aujourd’hui encore, la croyance que la sciatique est causée par des pouvoirs mystiques existe dans certaines régions du monde. Dans des régions vraiment très rurales de l’Egypte, par exemple, on pense que les démons, qu’ils appellent junin, sont à l’origine de la sciatique.

•    Hippocrate (désigné comme le père de la médecine – né en Grèce en 460 avant JC) a observé que la sciatique était plus fréquente en été et en automne. En y réfléchissant aujourd’hui, on devine qu’il en voyait plus d’exemples pendant ces deux saisons car les gens était plus actifs physiquement, surtout les fermiers. Toutefois, Hippocrate pensait que les gens étaient plus susceptibles de souffrir de sciatique pendant ces périodes car le soleil asséchait le fluide dans leurs articulations, rendant les mouvements plus douloureux.

•    Hippocrate pensait également que la sciatique était plus susceptible d’affecter la haute société, surtout les personnes extrêmement riches qui pouvaient se permettre de monter souvent à cheval. C’était à l’époque un des meilleurs moyens de se déplacer, mais il devait penser que toutes ces secousses et ces rebonds n’en valaient pas la peine si cela devait causer une douleur aussi intense.

•    Dans l’ancienne Rome, Octavie, la femme de Marc-Antoine (un ami de Jules César) traitait sa sciatique à l’aide d’une mixture à base d’herbes : origan, romarin, vin et huile d’olive. Cela semble bien plus agréable que ce qu’un docteur romain recommandait pour les situations particulièrement difficiles : charbon chaud, crochet et saignements.

•    Shakespeare connaissait la douleur causée par une sciatique et l’a utilisée comme juron dans sa pièce La Vie de Timon d’Athènes. « Froide sciatique, estropie nos sénateurs, et que leurs membres boitent aussi bas que leurs mœurs » (Acte 4, Scène 1).

Les Traitements de la Sciatique

Les Traitements Alternatifs pour la Sciatique: l’Acupuncture, l’Acupression, la Rétroaction Biologique et le Yoga

Le plan de traitement de votre docteur peut inclure des thérapies alternatives telles que l’acupuncture ou l‘acupression, la rétroaction biologique et le yoga. Beaucoup de patients ont affirmé que les thérapies alternatives les avaient réellement aidés. Peut-être aurez-vous envie d’essayer :

•    L’Acupuncture ou l’Acupression: Les praticiens pensent que votre corps contient une force d’énergie, qu’ils appellent le Chi (ou Qi). Selon eux, lorsque le Chi est bloqué, vous pouvez développer un problème physique. L’acupuncture et l’acupression servent à retrouver un flux énergétique Chi sain. (ces approches de guérison orientales diffèrent des concepts scientifiques occidentaux. Elles ne sont pas pour autant meilleures ou pires, elles sont justes différentes.)

L’acupuncture utilise de très fines aiguilles que les praticiens insèrent en des points précis (honnêtement, cela ne fait pas mal). L’acupression fonctionne selon les mêmes principes que l’acupuncture, hormis le fait qu’à la place des aiguilles, les praticiens utilisent leurs pouces, leurs doigts et leurs coudes.

•    La Rétroaction Biologique: Il ne suffit pas de dire à votre corps “Arrête de ressentir la douleur ». La rétroaction biologique est une thérapie du corps et de l’esprit qui vous apprend à changer ou à contrôler une réaction habituelle à la douleur ou au stress. Par exemple, si votre sciatique est causée par une tension musculaire, vous pourriez apprendre des techniques de respiration et des exercices psychiques pour vous aider à vous détendre.

•    Le Yoga: Si votre sciatique est causée par le syndrome du piriforme, le yoga peut être d’une grande aide. Certains mouvements du yoga peuvent doucement étirer le muscle pyramidal. Toutefois, faites attention, certaines positions de yoga peuvent aggraver la sciatique. Évitez les positions qui impliquent de se plier vers l’avant, de pivoter et d’étirer l’arrière de vos jambes. Ces mouvements pourraient irriter votre sciatique.

Un Traitement Chiropratique pour la Sciatique

Vous pourriez envisager d’aller chez un chiropracteur pour traiter votre sciatique. Les chiropracteurs pensent que le corps possède le potentiel de se guérir lui-même. Avant de commencer le traitement, votre docteur vous posera des questions sur votre passé médical, il pratiquera un examen physique et vous fera peut-être passer des radios ou d’autres examens d’imagerie, tels qu’un IRM. Un examen approfondi fait partie d’un bon traitement chiropratique.

Les chiropracteurs proposent des thérapies non invasives et sans médicaments pour traiter la sciatique. Votre plan de traitement pourra inclure :

•    Une thérapie par le froid: Pour aider à réduire l’inflammation, le chiropracteur pourra vous recommander de la glace ou une compresse froide afin de contrôler la douleur due à votre sciatique.
•    Une manipulation de la colonne (ajustements) : Les chiropracteurs utilisent des techniques de manipulation de la colonne pour réaligner celle-ci C’est ce qui les différencie des autres docteurs. Des zones de votre colonne mal alignées peuvent causer l’inflammation, les spasmes musculaires, la douleur et d’autres symptômes de la sciatique. La manipulation peut aider à réduire l’irritabilité des nerfs.
•    La TENS (Neurostimulation Électrique Transcutanée) : Un neurostimulateur transcutané transmet un courant électrique sans douleur aux nerfs à travers votre peau pour aider à contrôler votre douleur. De petites électrodes sont placées sur la zone douloureuse ou à côté. Bien que l’équipement TENS de votre chiropracteur soit gros, de nombreux patients possèdent une petite unité portable qui peut s’attacher à la ceinture. La TENS aide à soulager les spasmes musculaires et la raideur, et améliore la mobilité et la douleur en incitant votre corps à produire des endorphines, les analgésiques naturels de l’organisme.
•    Les Ultrasons : En augmentant la circulation sanguine, un ultrason aide à réduire les spasmes musculaires, les crampes, les gonflements, la raideur et la douleur. En envoyant des ondes sonores en profondeur dans les tissus musculaires, il crée une douce chaleur qui favorise la circulation et la guérison.

Il arrive qu’un traitement chiropratique ne puisse rien faire pour une sciatique, en fonction de son origine. Dans ce cas, votre chiropracteur vous adressera au spécialiste approprié.

Les Médicaments et Injections dans la Colonne pour Soulager la Sciatique

Votre docteur pourra vous prescrire des médicaments ou des injections dans la colonne pour traiter votre sciatique. La gravité de votre douleur déterminera la prescription, qui peut être :

•    Des Injections Péridurales de Stéroïdes : Les stéroïdes, qui réduisent l’inflammation, peuvent aider à calmer votre douleur sciatique. Avec une injection péridurale de stéroïdes, on injecte un corticostéroïde près des racines nerveuses de votre colonne. Ces injections peuvent réduire la douleur pendant des mois et parfois même plus longtemps. Toutefois, elles ne sont pas efficaces chez tous les patients.

•    Des AINS sans ordonnance (anti-inflammatoires non stéroïdiens) : Ils aident à réduire le gonflement tout en soulageant la douleur. Si vous envisagez de prendre un AINS sans ordonnance, un large choix s’offre à vous. Vous pourrez utiliser de l’acétaminophen (Tylenol), de l’ibuprofen (Advil) ou du naproxen (Aleve).

•    Les médicaments avec ordonnance: Si vous souffrez d’une sciatique chronique, vous pourriez avoir besoin d’un décontractant musculaire pour aider à soulager les spasmes musculaires. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les antidépresseurs peuvent être des médicaments efficaces pour traiter votre douleur car ils aident à bloquer les messages de la douleur avant qu’ils n’arrivent au cerveau. Ils peuvent aussi aider à augmenter la production d’endorphines, un analgésique naturel.

Comme avec n’importe quel traitement, suivez attentivement les recommandations de votre docteur. Ne mélangez jamais des médicaments avec et sans ordonnance sans avoir consulté celui-ci.

La Kinésithérapie pour Soulager la Sciatique

Votre docteur vous adressera peut-être à un kinésithérapeute pour soulager votre sciatique et restaurer votre mobilité. La kinésithérapie comprend des traitements passifs et actifs. Les traitements passifs aident à vous détendre, vous et votre corps. Ils préparent également votre corps à des exercices thérapeutiques, qui représentent la partie active de votre kinésithérapie.

Votre kinésithérapeute vous prescrira peut-être des traitements passifs tels que :

•    Un Massage des Tissus en Profondeur: Cette technique cible une tension musculaire chronique qui peut appuyer sur votre nerf sciatique ou sur les racines nerveuses liées. Le thérapeute utilise la pression directe et la friction pour essayer de soulager la tension dans vos tissus doux (ligaments, tendons, muscles).

•    Les Thérapies Chaud/Froid : En utilisant de la chaleur, le kinésithérapeute cherche à amener plus de sang vers la zone ciblée car un meilleur flux sanguin  apporte plus d’oxygène et de nutriments. Par exemple, une compresse chaude placée sur votre muscle pyramidal peut aider à réduire les spasmes musculaires susceptibles de causer votre sciatique. La thérapie par le froid ralentit la circulation, ce qui aide à réduire l’inflammation, les spasmes musculaires et la douleur. Votre kinésithérapeute alternera les thérapies par le chaud et par le froid.

•    La TENS (Neurostimulation électrique transcutanée): Vous pouvez même l’utiliser chez vous, si votre thérapeute l’estime nécessaire. Une machine stimule vos muscles grâce à des intensités variables (mais sans danger) de courant électrique. La TENS aide à réduire les spasmes musculaires et peut augmenter la production d’endorphines, les analgésiques naturels de l’organisme. L’équipement TENS utilisé par votre kinésithérapeute est plus gros qu’une machine à utiliser à la maison. Cependant, qu’il soit petit ou grand, un appareil TENS peut être d’une grande aide.

•    Les Ultrasons: Les ultrasons envoient des ondes sonores en profondeur dans les tissus musculaires et créent ainsi une douce chaleur qui favorise la circulation et la guérison. Une circulation sanguine plus importante aide à réduire les spasmes musculaires, les crampes, les gonflements, la raideur et la douleur.

Dans la partie active de votre kinésithérapie, votre médecin vous montrera divers exercices. Il créera un programme individualisé, en prenant en compte votre santé et votre passé. Celui-ci comprendra un conditionnement aérobique, des exercices d’étirement et des mouvements pour améliorer la flexibilité et la mobilité.

Au besoin, vous apprendrez à adopter une posture correcte et intégrerez des principes ergonomiques dans vos activités quotidiennes.

La Chirurgie pour la Sciatique

La plupart des patients souffrant de sciatique réagissent bien à des traitements non chirurgicaux (tels que les médicaments), ainsi, la chirurgie de la colonne est très rarement nécessaire. Cependant, certaines situations nécessitent d’avoir recours à une opération :

•    Vous avez un dysfonctionnement de la vessie ou des intestins. C’est rare mais cela peut arriver si la moelle épinière est comprimée.
•    Vous avez une sténose spinale et votre docteur pense que la meilleure manière de la traiter est la chirurgie.
•    Vous connaissez d’autres dysfonctionnements neurologiques, tels qu’une intense faiblesse de la jambe.
•    Vos symptômes s’aggravent et/ou le traitement non-chirurgical n’est plus efficace.

De nombreux types de procédures chirurgicales peuvent être utilisés dans une opération de la colonne, et votre chirurgien recommandera la meilleure procédure possible pour traiter votre sciatique. Et n’oubliez pas que c’est toujours à vous que reviendra la décision de vous faire opérer.

Deux opérations courantes de la colonne pour traiter une sciatique:

•    La Discectomie ou Microdiscectomie: Dans chacune de ces procédures, le chirurgien retire tout ou partie de la hernie discale qui appuie sur votre nerf sciatique et entraîne vos symptômes. La différence entre ces deux procédures est qu’une microdiscectomie est peu invasive. Le chirurgien utilise un agrandissement au microscope pour travailler à partir d’une incision minuscule et à l’aide de très petits instruments. Cette opération étant peu invasive, votre période de rétablissement devrait être plus courte qu’avec une discectomie.

•    La Laminectomie ou Laminotomie: Ces procédures impliquent toutes deux une partie de la colonne appelée lame, un morceau d’os qui protège le canal rachidien et la moelle épinière. Une laminectomie retire la lame entière ; une laminotomie en retire seulement une partie. Ces procédures peuvent créer plus d’espace pour les nerfs, réduisant ainsi les chances que ces derniers soient comprimés ou pincés.

Le Rétablissement suite à une Opération de la Sciatique

Après votre opération, vous ne vous sentirez pas instantanément mieux. Il y a de fortes chances pour que vous restiez couché pendant 24 heures et vous serez sous calmants pendant 2 à 4 semaines. Après la chirurgie, vous recevrez des instructions sur la façon la plus prudente de vous asseoir, de vous lever et de rester debout. Il est important de donner à votre corps le temps de guérir, votre docteur vous recommandera donc de limiter vos activités : de manière générale, ne faites rien qui implique de bouger votre colonne. Évitez les sports de contact et le fait de pivoter ou de porter des choses lourdes pendant votre période de rétablissement.

Après votre opération, soyez prudent. Faites immédiatement part à votre docteur de tout problème : fièvre, douleur accentuée ou infection.

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À propos de la scoliose

Qu’est-ce que la Scoliose?

Nous possédons tous une colonne vertébrale présentant des courbes, mais la scoliose entraîne une incurvation de la colonne dans la mauvaise direction. La courbe est décalée par rapport à une colonne vertébrale normale.

Si vous regardez votre colonne vertébrale de profil, vous verrez qu’elle se courbe vers l’extérieur au niveau de votre nuque (rachis cervical), vers l’intérieur dans le haut de votre dos (rachis thoracique) et à nouveau vers l’extérieur dans le bas de votre dos (rachis lombaire). Votre dos est supposé présenter ces courbes.

Cependant, si vous regardez votre colonne de derrière, vous ne devriez pas voir ces incurvations. Si vous voyez des courbes décalées, vous souffrez de scoliose. Ces courbes peuvent être en forme de « S » ou de « C ».

La scoliose touche généralement les enfants, mais les adultes peuvent également être affectés. Cela arrive souvent lorsque la scoliose n’est pas détectée pendant l’enfance ou que la maladie progresse de manière agressive.

La scoliose vous évoque peut-être des corsets ou des souvenirs de l’école primaire où vous aviez été examiné par l’infirmière de l’école. Le corset est une des options de traitement les plus courantes pour la scoliose, une manière d’essayer de réparer la colonne sans avoir recours à la chirurgie.

Toutefois, il arrive que la courbe soit trop extrême et qu’un corset ne soit pas suffisant. Dans ce cas, il faudra envisager une opération chirurgicale.

Il peut être effrayant, en particulier pour les enfants, d’apprendre que l’on a une scoliose. Cette étiquette fait d’eux des personnes différentes à une époque où ils souhaitent réellement être comme tout le monde. Ils peuvent ne pas apprécier l’idée d’avoir à porter un corset. Mais il ne faut ni avoir peur ni avoir honte de la scoliose. Si elle est correctement traitée, elle ne bouleversera pas votre vie.

Les Symptômes de la Scoliose

Les symptômes de la scoliose ne sont pas toujours faciles à repérer et vous pourriez ne pas les remarquer avant de voir votre enfant sauter dans la piscine ou avant que l’infirmière de l’école ne constate quelque chose d’inhabituel lors de la visite médicale annuelle. Ne vous en voulez pas d’avoir « raté » les symptômes, car à une période où le corps de votre enfant change tellement, il n’est pas évident de remarquer les symptômes suivants et leur développement :

•    Le corps entier penché d’un côté
•    Les épaules à une hauteur inégale
•    Une hanche plus haute que l’autre (Les parents remarquent souvent une possible scoliose lorsqu’ils s’aperçoivent qu’une jambe du pantalon est plus courte que l’autre.)
•    Une cage thoracique inégale
•    Une côte qui ressort d’un côté de la colonne

Faites également attention aux symptômes que votre enfant peut vous signaler tels que des douleurs de plus en plus fortes, la fatigue ou des douleurs dans le bras et/ou le dos.

Ces symptômes s’appliquent également à la scoliose chez l’adulte.

Les Causes de la Scoliose

Il y a divers types de scolioses et donc différentes causes. Les différents types sont :

•    La Scoliose Idiopathique : Idiopathique est un terme médical qui signifie que l’on ignore la cause du problème. En d’autres termes, les docteurs ne savent pas pourquoi vous avez développé une scoliose. La scoliose idiopathique peut se classer en quatre catégories : La scoliose idiopathique infantile est le terme utilisé pour les enfants de moins de 3 ans.

•    On parle de scoliose idiopathique juvénile pour les enfants de 3 à 9 ans.

On parle de scoliose idiopathique de l’adolescence pour les enfants de 10 à 18 ans.

La scoliose idiopathique de l’adulte est le terme employé pour les personnes qui ont atteint la maturité squelettique (leurs os ont fini leur croissance).

Plus de 80% des cas de scolioses sont idiopathiques et parmi ces cas, 80% sont des scolioses idiopathiques de l’adolescence. La scoliose idiopathique est plus courante chez les filles.

•    La Scoliose Congénitale : Congénital signifie « présent dès la naissance ». La scoliose congénitale est le fruit de la malformation d’une partie de la colonne et cette malformation apparaît parfois entre la troisième et la sixième semaine de grossesse, lorsque la colonne vertébrale commence à se développer. La scoliose congénitale est généralement le résultat d’une vertèbre présentant un côté pas totalement formé.

Les docteurs appellent ce déséquilibre une hémivertèbre et c’est par sa faute que la colonne « pousse » de travers. On peut également avoir affaire à une scoliose congénitale en cas de mauvaise segmentation des vertèbres, lorsqu’elles sont fusionnées ensemble dans ce que l’on appelle un bloc vertébral. Cela affecte également la croissance de la colonne.

•    La Scoliose Neuromusculaire: Les enfants atteints d’un trouble du système nerveux, tel qu’une paralysie cérébrale, un spina bifida ou une dystrophie musculaire, peuvent développer une scoliose neuromusculaire. Ici, la colonne adopte généralement une longue courbe en forme de C car les enfants ont un tronc très faible et ne sont pas capables de soutenir leur corps.

•    La Scoliose de l’adulte ou scoliose dégénérative : Ce type de scoliose apparaît à un âge avancé, généralement lorsque la maladie n’a pas été repérée ou n’a pas été traitée pendant l’enfance. L’ostéoporose, une dégénération du disque, un tassement vertébral ou une combinaison de ces problèmes peut contribuer au développement de la scoliose de l’adulte.

Les scientifiques trouvent de plus en plus de preuves que les scolioses pourraient être génétiques. Alors si quelqu’un de votre famille présente ou a présenté une scoliose, il y a de fortes chances que vous en développiez une aussi.

L’Anatomie de la Scoliose

Pour comprendre la scoliose, qui entraîne une incurvation de la colonne vers la gauche ou la droite, il vous faut d’abord savoir à quoi ressemble une colonne vertébrale normale. Elle est composée de quatre parties :

•    Le Rachis Cervical: C’est à dire votre nuque, qui commence à la base de votre crâne. Elle contient sept petits os (vertèbres), que les docteurs classent de C1 à C7 (le « C » signifie cervical). Les nombres 1 à 7 indiquent le niveau des vertèbres. C1 est plus proche du crâne, tandis que C7 est plus proche de la poitrine.

•    Le Rachis Thoracique: Le haut de votre dos contient 12 vertèbres classées de T1 à T12 (le “T” signifie thoracique). Les vertèbres de votre rachis thoracique sont connectées à vos côtes, rendant ainsi cette partie de votre colonne raide et stable. Votre rachis thoracique ne bouge pas autant que les autres parties de votre colonne, telles que le rachis cervical.

•    Le Rachis Lombaire: Dans le bas de votre dos se trouvent 5 vertèbres classées de L1 à L5 (le “L” signifie lombaire). Ce sont les plus larges et les plus fortes, elles supportent une grande partie du poids de votre corps. Les vertèbres lombaires sont également vos dernières « vraies » vertèbres ; en dessous de cette partie, les autres sont fusionnées. En réalité, la L5 peut même être fusionnée avec une partie de votre sacrum.

•    Le Sacrum et le Coccyx: Le sacrum a 5 vertèbres qui se fusionnent généralement à l’âge adulte pour former un seul et unique os ; le coccyx possède 4 (parfois 5) vertèbres fusionnées.

Vue de dos, une colonne vertébrale normale semble droite. Cependant, si vous la regardez de profil, vous remarquerez qu’elle présente des courbes vers l’intérieur et l’extérieur. Ces dernières aident notre dos à porter notre poids et jouent également un rôle important dans notre flexibilité.

Votre colonne présente deux types de courbes: la cyphose et la lordose. Vous pouvez les voir de profil. La cyphose signifie que la colonne vertébrale est incurvée vers l’intérieur ; la lordose signifie qu’elle est incurvée vers l’extérieur. Dans une colonne vertébrale normale, on observe deux courbes cyphotiques et deux courbes lordotiques. Votre nuque (rachis cervical) et le bas de votre dos (rachis lombaire) présentent une courbe lordotique. Le haut de votre dos (rachis thoracique) et votre bassin (sacrum) présentent une courbe cyphotique.

Comme vous pouvez le voir, les courbes basiques de la colonne vertébrale représentent une structure complexe. Votre colonne est composée de plusieurs parties. Elle comprend 24 os individuels, vos vertèbres. Entre chacune d’elles se trouvent les disques intervertébraux, qui agissent comme des coussinets ou des amortisseurs. Chaque disque est fait d’une partie externe de la forme d’un pneu (l’annulus fibrosus) et d’une substance interne gélatineuse (nucleus pulposus).

Ensemble, les vertèbres et les disques offrent un tunnel de protection (canal rachidien) pour la moelle épinière et les nerfs spinaux. La moelle épinière commence au cerveau et parcoure quasi-intégralement la colonne. Les nerfs dérivent de la moelle épinière à certains points et en sortent par des ouvertures appelées foramina. Ensuite, ils se dirigent vers différentes parties de votre corps, pour vous aider à bouger et à ressentir.

En plus des os, des disques et des nerfs, votre colonne dispose de muscles, de ligaments et de vaisseaux sanguins. Les muscles sont des filaments de tissus qui agissent comme un moteur pour les mouvements. Les ligaments sont les bandes fortes et flexibles de tissu fibreux qui relient les os entre eux. Les tendons connectent les muscles aux os et aux disques. Les vaisseaux sanguins servent à l’alimentation. Tous ces éléments travaillent ensemble pour vous aider à bouger et à stabiliser votre colonne.

Les Examens en cas de Scoliose

Si vous pensez que votre enfant ou vous-même avez une scoliose, consultez immédiatement votre docteur. Un diagnostic et un traitement rapides sont le meilleur moyen d’empêcher la progression de l’incurvation.

Parfois, c’est l’infirmière scolaire qui remarque en premier la scoliose. Dans beaucoup d’écoles américaines, les enfants passent une visite médicale vers l’âge de 11 ans. L’infirmière a généralement recours au test de William Adams, qui consiste à se pencher en avant, le dos parallèle au sol, les bras sur l’extérieur, comme si on allait plonger dans une piscine. Cela révèle généralement les anormalités, telles qu’une côte qui ressort ou une forme du dos anormale.

Le test de William Adams aide à identifier une courbe inhabituelle mais ne peut pas déterminer la gravité de cette malformation. Pour cela, il vous faut consulter un docteur. Grâce à différents tests, il pourra observer et mesurer la courbe.

•    Le test du fil à plomb: C’est une vérification rapide à l’œil nu pour voir si la colonne est droite. En cas de scoliose, le fil à plomb ira vers la gauche ou la droite de la colonne au lieu d’aller vers le milieu des fessiers.

•    Le scoliomètre : Si le docteur constate qu’une côte ressort, il peut utiliser un scoliomètre pour mesurer la taille de cette côte. C’est un examen sans douleur et non invasif.

•    La Radiographie: Une radio peut aider le docteur à confirmer la scoliose en montrant exactement où celle-ci affecte la colonne et l’étendue de la courbe.

Au besoin, le docteur fera passer une radio complète de la colonne, qui prendra des clichés de l’avant, de l’arrière et des côtés de la colonne. Parfois, des radios en position penchée sont demandées pour aider le docteur à voir les courbes normales et anormales.

Grâce à une radio (ou parfois un IRM ou une scintigraphie osseuse) de la colonne, le docteur peut estimer la gravité de l’incurvation. Et ce grâce à la méthode de Cobb. Elle évalue la courbe en degrés. Les courbes supérieures à 25-30° sont considérées comme importantes, celles supérieures à 45-50° sont graves.

Le docteur pratiquera également des examens physiques et neurologiques. Au cours de l’examen physique, le docteur observera la posture, la portée des mouvements et la condition physique et notera chaque mouvement entraînant une douleur. Il palpera votre colonne, notera son incurvation et son alignement et cherchera des spasmes musculaires. Pendant l’examen neurologique, le docteur testera les reflexes, la force musculaire, d’autres changements nerveux et la répartition de la douleur ; tout ceci pour mieux se représenter votre santé générale (ou celle de votre enfant).

Pour les enfants, le docteur voudra également déterminer la maturité du squelette (c’est à dire, quand sera finie sa croissance). Pour cela, il utilisera peut-être des radios. C’est une étape importante car savoir où en est la croissance de l’enfant détermine les options de traitement de la scoliose. Afin de déterminer l’âge du squelette, le docteur peut faire passer une radio du poignet et la comparer à la classification standard de Greulich et Pyle. Il saura ainsi à quel stade de croissance en est l’enfant et si la scoliose est susceptible de progresser.

Toujours afin de déterminer la maturité du squelette, le docteur voudra savoir à quel âge a commencé la puberté (pour les garçons) et à quel âge sont apparues les premières règles (pour les filles).

En faisant passer tous ces examens et tests, le docteur cherche deux choses principales: la gravité de la scoliose et son origine. Ces deux éléments aident à déterminer le plan de traitement.

Les Choses à Savoir sur la Scoliose

•    Il y a 20% plus de chances pour que vous développiez une scoliose si une personne de votre famille en souffre également.

•    Dans 80% des cas de scolioses, l’origine est inconnue, on l’appelle alors scoliose idiopathique.

•    La scoliose est généralement indolore.

•    Les filles ont au moins quatre fois plus de chances de développer une scoliose que les garçons…et les docteurs en ignorent la raison.

•    96% des adolescents atteints de scoliose continuent de faire du sport.


Les Traitements de la Scoliose

Le Corset: Une Option de Traitement pour la Scoliose

Les Enfants atteints de Scoliose

Après avoir fait passer divers examens et tests à votre enfant, votre docteur développera un plan de  traitement pour sa scoliose. En cas de légère courbe, la première étape est souvent l’observation, on donne ainsi un peu de temps à la courbe pour voir si elle progresse. Votre enfant sera examiné tous les 3 à 4 mois, et pendant l’examen, le docteur lui fera passer une radio si la courbe semble avoir augmenté. Il est important de minimiser le nombre de radios (à cause de l’exposition aux radiations), et dans la plupart des cas, une radio par an suffit.

Toutefois, si les courbes sont plus graves ou ont de grandes chances de progresser, un corset est une formidable option de traitement non chirurgical visant à empêcher l’incurvation de s’aggraver.

Avant de recommander le port d’un corset, le docteur déterminera:

•    À quelle étape de sa croissance se trouve votre enfant.

•    Où est l’incurvation, car une courbe est bien plus susceptible d’empirer dans le haut du dos (rachis thoracique) que dans le bas du dos (rachis lombaire).

•    La gravité de l’incurvation et à quel point elle affecte la vie de votre enfant.

•    À quel point la courbe est susceptible de s’aggraver – car si l’incurvation est déjà grave et si votre enfant n’est pas encore passé par la poussée de croissance de l’adolescence, il y a de fortes chances qu’au moment de grandir la situation soit bien pire.

Un corset est le traitement habituel pour les enfants dont la courbe est supérieure à 20° et qui devraient arrêter de grandir au moins deux ans plus tard. Il n’est généralement pas prescrit lorsque la courbe est supérieure à 40°. Dans ce cas précis, la chirurgie peut être nécessaire.

Il est important de ne pas oublier qu’un corset peut aider à arrêter la progression de la courbe, mais généralement il ne réparera pas la courbe déjà présente.

Porter un corset n’est pas une mince affaire, les parents et les enfants doivent y travailler ensemble. Voici quelques points clé à retenir si vous voulez que le corset soit le plus efficace possible :

•    Faire ce qu’a recommandé le docteur: Celui-ci décidera du type de corset le plus approprié à l’incurvation de votre enfant et du temps qu’il devra le porter chaque jour. Certains enfants doivent porter leur corset jusqu’à 23 heures par jour, et bien que ce chiffre soit intimidant, il est absolument primordial que votre enfant le porte à plein temps. Vous verrez avec votre docteur à quels moments votre enfant ne sera pas obligé de porter son corset. Si par exemple, il aime nager, le docteur gérera sûrement son emploi du temps afin qu’il ne porte pas le corset pendant les entraînements à la piscine.

•    Bien le porter : Votre enfant devra peut-être enlever son corset plusieurs fois par jour, pendant le cours de gym par exemple. Il est important qu’à chaque fois qu’il l’enfile, il soit assez serré et correctement positionné. Si ce n’est pas le cas, il sera inefficace.

•    Faire attention à ce que l’on porte: Sous le corset, votre enfant devra porter un t-shirt qui s’ajuste bien et ne fait pas de pli. Cela protègera sa peau, car autrement, elle pourrait être irritée. Au-dessus du corset, votre enfant peut porter des vêtements normaux. Toutefois vous devrez sûrement lui mettre des habits une ou deux tailles au-dessus pour pouvoir les enfiler au-dessus du corset.

Un corset peut être une source d’inconfort, physiquement comme émotionnellement. À un moment de leur vie où les enfants ne veulent vraiment pas être différents, un corset peut faire une remarquable différence. Mais avec le soutien de leurs familles, de leurs amis et de leur équipe médicale, les enfants s’en sortent bien…et souvent avec un dos en meilleure santé à la fin !

Les adultes atteints de Scoliose

Étant donné qu’un corset ne corrige pas la scoliose d’un adulte et aide rarement à contrôler la douleur, il n’est pas utilisé chez les adultes atteints de scoliose.

La Chirurgie pour la Scoliose

Les Enfants atteints de Scoliose

Parfois, un corset n’est pas suffisant pour arrêter la progression d’une scoliose. Cela peut venir du fait que le corset n’était pas porté correctement, par exemple parce qu’il n’était pas assez serré ou pas porté assez longtemps. Toutefois, dans certains cas, même chez un enfant qui a bien porté son corset et à suivi les recommandations du docteur à la lettre, l’incurvation progressera. Ce n’est pas la faute de l’enfant. Si la courbe continue de progresser, votre docteur vous recommandera peut-être une chirurgie vertébrale.

L’objectif d’une opération de la colonne, en cas de scoliose, est d’empêcher que l’incurvation ne s’aggrave, de donner à la colonne une apparence et un alignement plus normaux, ainsi que de réagir à toute douleur dorsale ou à tout problème cardiaque ou pulmonaire causé par une scoliose.

Les enfants peuvent être traités pour une incurvation scoliotique supérieure à 40°.

Pour prévoir une opération de la scoliose, le chirurgien prendra en compte :

•    Le nombre de courbes
•    L’emplacement de la courbe
•    La gravité de la courbe
•    L’âge

Le chirurgien pourra également demander plus de radios ou d’IRM pour l’aider à décider de l’endroit et de la façon d’opérer.

De plus, si votre enfant souffre d’une scoliose congénitale, le chirurgien pourra ordonner deux tests supplémentaires : une échographie rénale pour examiner les reins et un échocardiogramme pour examiner le cœur. La scoliose congénitale étant due à un problème de développement in utero, il y a souvent des problèmes avec d’autres systèmes organiques majeurs se développant en même temps (de la troisième à la sixième semaine de grossesse). En demandant une échographie rénale et un échocardiogramme, le chirurgien veut s’assurer que le corps de votre enfant est assez fort pour subir une opération.

En cas de scoliose, la procédure chirurgicale la plus courante est la spondylodèse avec appareillage vertébral.  Voilà comment elle fonctionne : à l’aide d’une combinaison de tiges, de crochets, de vis et de cages, le chirurgien remet avec le plus de précautions possible la colonne dans son alignement normal. Puis il utilise un greffon osseux (en général à partir d’un os de votre propre corps) ou une substance biologique (qui stimulera la croissance osseuse) pour aider les os de votre colonne à fusionner avec le temps. Le but de la fusion est d’arrêter le mouvement entre les vertèbres afin de favoriser une stabilité à long terme. L’appareillage vertébral aidera la colonne à rester droite pendant la fusion, qui dure en général 6 à 9 mois.

L’opération peut durer en tout 2 à 10 heures. Elle peut se pratiquer à partir de l’arrière de la colonne (postérieur), de l’avant (antérieur) ou d’une combinaison avant et arrière (antéro-postérieur). Dans des cas très particuliers de scoliose, on peut avoir recours à une chirurgie peu invasive, ce qui signifie que l’opération utilisera de petites incisions. Une chirurgie peu invasive sous-entend moins de cicatrices et une période de rétablissement plus courte, mais les chirurgiens commencent tout juste à utiliser ces techniques pour la scoliose.

Votre chirurgien décidera de l’approche chirurgicale la plus appropriée (postérieure, antérieure, antéro-postérieure ou peu invasive) en se basant sur plusieurs facteurs, parmi lesquels la gravité de la courbe et l’appareillage vertébral nécessaire.

Comme dans chaque opération, la chirurgie de la scoliose implique des risques. Votre chirurgien vous parlera des risques potentiels avant de vous demander de signer un formulaire de consentement. Les complications possibles incluent, mais ne sont pas limitées à :

•    la non-guérison de la fusion osseuse (pseudoarthrose)
•    aucune amélioration
•    un appareillage qui se casse
•    une infection et/ou une douleur au niveau du greffon osseux
•    des caillots sanguins dans les poumons
•    une blessure de la moelle épinière et/ou des nerfs

Le Rétablissement après une Opération de la Scoliose

Après s’être fait opéré de la scoliose, votre enfant n’ira pas instantanément mieux et son incurvation ne changera pas tout de suite. Il ou elle devra sûrement garder le lit pendant 24 heures et être sous anti-douleurs pendant 2 à 4 semaines. L’incision devrait cicatriser après 7 à 14 jours et la fusion devrait être complètement finie en 6 à 9 mois au moins.

Pendant ce temps, il se peut que la courbe s’aggrave légèrement pendant que la fusion s’adapte et que la colonne se réajuste. Au bout de six mois, toutefois, vous devriez constater une amélioration. Pendant que la fusion se met en place, votre enfant devrait éviter de soulever des choses, de se pencher et de pivoter. Il n’est pas déconseillé de faire de l’exercice dans la mesure où la colonne vertébrale reste stable, cela signifie donc pas de sport de contact avant que la fusion soit complètement terminée. Après la guérison de votre enfant et l’accord du chirurgien, il ou elle pourra très certainement recommencer à jouer.

Les Adultes atteints de Scoliose

Les adultes peuvent subir une opération de la scoliose pour diverses raisons, en particulier des douleurs chroniques. Contrairement à la chirurgie de la scoliose pour les enfants, l’objectif le plus important de l’opération n’est pas de corriger l’incurvation, mais d’essayer d’empêcher que celle-ci ne s’aggrave avec le temps.

Toutefois, au plus vous êtes âgé, au plus la chirurgie comporte de risques. Les adultes sont plus susceptibles que les enfants de souffrir de complications post-opératoires, telles qu’une infection ou une pneumonie. Malgré tout, si vous et votre chirurgien pensez qu’une opération est la meilleure option, vous devriez choisir cette solution.

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Qu’est-ce que le massage sportif ?

Beaucoup d’athlètes s’accordent à dire qu’un entraînement n’est complet que si l’on ajoute aux exercices physiques des massages réguliers.

Chaque sport sollicite différemment la masse musculaire. Un kinésithérapeute sportif compétent possède donc une connaissance aiguë du système musculaire et du squelette, et adapte le traitement selon les besoins de chaque athlète. Le massage sportif est généralement accompagné d’autres styles de massages tels que le massage suédois, le massage profond de tissu, la myothérapie, le shiatsu, l’acupression, la pression, la friction transversale et le drainage lymphatique.

Quels sont les bienfaits du massage sportif ?

Pour les athlètes et pour ceux qui ont une activité physique régulière, il présente de nombreux avantages. Il :

•    décontracte les muscles

•    combat la fatigue

•    fait désenfler les articulations

•    stimule la circulation et le système immunitaire pour que l’organisme se rétablisse plus vite

•    *accroît la souplesse et la résistance physique

•    fait baisser le rythme cardiaque et la tension artérielle

•    active le flux sanguin et lymphatique

•    facilite et écourte la phase de récupération après un exercice intense

•    prévient les blessures en libérant les tensions musculaires

Il permet également de repérer les zones où les tissus conjonctifs et musculaires sont les plus faibles, afin de les fortifier et d’éviter les traumatismes.

Certains pensent même que le massage sportif constitue un atout supplémentaire pour les compétitions, car il écourte à la fois la phase de préparation physique et les périodes de récupération après des entraînements lourds.

Bien que le massage sportif ait été conçu pour ceux qui soumettent leurs corps à des exercices intenses, il peut aussi s’avérer utile à tout un chacun. Si vous passez vos journées à courir après de jeunes enfants, ou si votre travail vous demande des efforts physiques, des séances régulières peuvent vous faire du bien. Les médecins les prescrivent également en cas d’élongation ou au cours d’une rééducation.

Avant de commencer

Le massage sportif n’est pas fait pour vous détendre ou vous choyer ; son but est de vous faire récupérer plus vite après l’exercice et de prévenir les blessures. Il peut vous fatiguer ou vous endolorir ; pensez donc à vous ménager pendant les heures qui suivent la séance.
Évitez les repas lourds ou l’absorption d’alcool dans les heures qui précèdent votre massage.

Précautions

Il y a certains facteurs à prendre en considération avant de se faire faire un massage sportif. Il est déconseillé en cas de :

•    fièvre, infection ou maladie en tout genre

•    blessure ouverte, hématome récent, déchirure musculaire, entorse, contusion, engelure ou brûlure

•    maladie grave

•    infection cutanée

Il peut aussi être déconseillé en cas de diabète ; si vous êtes concerné(e), vous devez donc en parler au préalable avec votre thérapeute. Si vous êtes ou pensez pouvoir être enceinte, vous devez également le lui mentionner. En outre, le massage sportif peut être inadapté en cas de maladie mentale aiguë ou à long terme.

Les thérapeutes sportifs savent déceler si le massage fera plus de mal que de bien au patient. Dans ce cas, vous serez redirigés vers un autre professionnel de la santé.

À quoi s’attendre ?

Les mouvements du massage sportif sont presque toujours orientés vers le cœur, afin de stimuler la circulation sanguine et lymphatique. Mais il se peut que votre kinésithérapeute effectue de plus petits mouvements dans le sens inverse, afin d’étirer les fibres musculaires.

Le massage débute par une technique appelée « effleurage », au cours de laquelle les mouvements sont généralement effectués du plat de la main. Leur rôle est de vous habituer au contact du masseur, d’échauffer vos tissus et d’activer votre circulation sanguine. Il permet également au thérapeute d’identifier dès le début les zones plus sensibles afin d’alléger la pression qu’il exercera sur celles-ci.

Vient ensuite la technique dite du « pétrissage », qui permet de travailler les tissus plus profonds, de stimuler les liquides organiques, d’étirer les fibres musculaires et de faciliter la relaxation.

Puis le kinésithérapeute pratique la « friction » ; il s’agit là de régénérer les tissus et de séparer les fibres musculaires. La friction peut s’avérer désagréable, voire légèrement douloureuse ; n’hésitez pas à demander à votre thérapeute de manipuler plus doucement certaines parties de votre corps.
Les techniques adoptées par le masseur varient selon vos besoins.

Le bon tuyau !

Si vous soumettez fréquemment votre corps à de gros efforts physiques, il est conseillé de vous rendre régulièrement chez un thérapeute sportif. L’espacement des séances dépend de l’intensité et de la fréquence de votre activité physique ; une consultation préalable chez un thérapeute sportif qualifié pourra vous aiguiller. Mais plus vos séances sont éloignées les unes des autres, moins vite vous progresserez.

Après

Il se peut que vous vous sentiez fatigué ou que vos muscles soient endoloris après le massage. Accordez-vous le temps de rester allongé(e) ou de prendre une bonne douche avant de reprendre un rythme trop soutenu.

Les massages peuvent être source de déshydratation ; pensez donc à boire beaucoup d’eau avant et après la séance.

Les différentes sortes de massage sportif

Elles sont adaptées à certains types de blessures ou d’exercices physiques, et peuvent varier suivant que le massage a lieu avant, pendant ou après l’exercice ou la blessure. Elles comprennent :

•    le massage de préservation ou d’entraînement

•    le massage pré-événementiel

•    le massage inter-événementiel

•    le massage post-événementiel

•    le massage de rééducation

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Pourquoi le disque intervertébral peut-il être source de douleur ?

Les disques intervertébraux sont des composants essentiels de la structure de la colonne vertébrale. Ils agissent comme des amortisseurs et subissent beaucoup de mouvements et d’efforts toute la journée. Toutefois, lorsqu’ils sont blessés ou abîmés, ils sont souvent à l’origine de douleurs dorsales et/ou de douleurs dans les extrémités.

Anatomie du disque intervertébral

Les disques intervertébraux sont positionnés entre chaque vertèbre (les blocs osseux de la colonne), et jouent essentiellement le rôle de coussin doux entre deux os durs. D’un point de vue structurel, le disque intervertébral est souvent décrit comme un beignet gélatineux, composé de deux éléments :

•    Le nucleus pulposus – le noyau interne du disque. Cette zone est composée d’une substance semblable à de la gelée, composée principalement d’eau, ainsi que de collagène et d’autres substances.

•    L’annulus fibrosus – la partie externe du disque. Elle est composée d’une matière fibreuse dure qui entoure le noyau interne.

Les deux composants du disque travaillent l’un avec l’autre pour permettre à chaque disque d’agir comme une entretoise, un amortisseur de chocs, et une partie de l’articulation qui permet à la colonne de bouger. En mouvement, le disque est sous pression et la partie externe fait en sorte de protéger le noyau interne. Ainsi, le disque peut supporter la compression et d’autres tensions, tout en ayant une large capacité de mouvement et de flexibilité.

Ce qui suit explique comment deux problèmes courants du disque peuvent entraîner une douleur.

L’hernie discale

Si l’annulus (partie externe) d’un disque se déchire, le nucleus (partie interne) peut former une hernie ou s’expulser du disque. La hernie peut compresser les nerfs autour du disque et entraîner une douleur pouvant se prolonger dans le dos et parfois dans les jambes ou les bras.

Les disques intervertébraux n’ayant pas un bon apport en sang et en nutriments chez les personnes de plus de 25 ans, les disques herniés ont une faible capacité à se réparer d’eux-mêmes. Certaines études montrent qu’augmenter sa consommation d’eau et de compléments contenant du sulfate de glucosamine, du MSM et/ou du sulfate de chondroïtine peut être utile au processus de guérison et de ralentissement de la dégénérescence.

La dégénérescence du disque. Naturellement, avec le temps, ou suite à certains traumatismes, le disque peut dégénérer. Bien que dans la communauté médicale, peu de spécialistes s’accordent sur la nature exacte de ce problème, ce dont on est sûr, c’est que les disques dégénérés peuvent souvent entraîner des douleurs dorsales. Et ce, pour diverses raisons :

•    Lorsque le disque se dégénère, cela peut causer l’instabilité ou un micromouvement dans la zone, qui à son tour peut entraîner une réaction inflammatoire ayant pour résultat une douleur dans le bas du dos.

•    La dégénérescence peut amener la partie externe du disque à se déchirer, exposant ou irritant ainsi les nerfs sur la face extérieur de l’annulus. Si la substance dans la partie interne du disque entre en contact avec ces nerfs, il peut les enflammer, créant ainsi une intense douleur. Les nerfs autour du disque peuvent eux aussi souffrir.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, un disque blessé n’entraîne pas nécessairement une douleur chez tout le monde. En réalité, bien des personnes ont une hernie discale ou plusieurs disques dégénérés, mais ne ressentent aucune douleur. Pour d’autres, malheureusement, ces types de blessures peuvent être sources d’intenses souffrances.

Être bien assis et utiliser des équipements destinés au bon soutien dans un fauteuil aide à garder une posture alignée afin que moins de pression ne soit exercée sur le disque. C’est important pour la guérison et la prévention car le disque est supposé être une structure légère de soutien.

Résumé

Comme vous avez pu le constater, le disque intervertébral peut être source d’une grande douleur. Toutefois, il n’est pas un composant fragile et délicat de la colonne. C’est une structure robuste qui peut subir les nombreuses agressions de la vie quotidienne. Parfois, la douleur initiale générée par un disque intervertébral est difficile à éviter. Cependant, il est toujours utile de comprendre le rôle d’un disque sain dans la colonne et l’anatomie.

Nous espérons que ces informations sur les disques intervertébraux et la façon dont ils peuvent entraîner la douleur vous aideront à mieux entretenir la santé de votre dos.

Chez Mal-du-dos.com, on se met en quatre pour aider votre dos à retrouver sa souplesse d’origine !

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Les différents types de douleurs dorsales

Obtenir un diagnostic approprié pour une douleur dorsale peut être très difficile, car les symptômes ne sont pas toujours faciles à décrire et il arrive souvent que les examens paracliniques ne soient pas concluants ou n’expliquent pas la cause de votre douleur.

Comprendre les catégories de douleurs dorsales et de symptômes liés peut vous aider pour le diagnostic et le choix d’un traitement approprié. Il y a trois classifications de douleurs dorsales :

La douleur axiale:

Également appelée douleur mécanique, elle est la cause la plus fréquente de douleurs dorsales et peut être ressentie de diverses façons (vive ou étouffée, constante ou aléatoire, etc.)Un muscle froissé (élongation) est de loin la forme la plus courante de douleur axiale, il est généralement lié à un déséquilibre et/ou au dysfonctionnement d’une articulation.

La douleur irradiée:

Pour faire simple, une “douleur irradiée” signifie que la douleur à un endroit a pour origine un autre point. Elle est souvent décrite comme étouffée ou endolorie, fait souvent des allées et venues et migre fréquemment vers d’autres zones. Elle peut se répandre du bas du dos à l’aine, au bassin, aux fessiers ou à la cuisse. Une douleur irradiée peut venir d’une blessure des nerfs, des disques ou des articulations du bas du dos. Une forme courante de ce type de douleurs est la maladie dégénérative du disque, qui peut entraîner une douleur irradiée des hanches et de l’arrière des cuisses. Il n’est pas rare que les organes en mauvaise santé renvoient la douleur aux muscles et à d’autres parties du corps.

La douleur radiculaire:

La douleur radiculaire est souvent décrite comme intense, s’étend à travers le bras ou la jambe et est parfois accompagnée d’une sensation d’engourdissement, de picotements et de faiblesse du bras ou de la jambe. Elle se fait souvent ressentir dans un bras ou une jambe mais pas les deux en même temps. Ce type de douleur est causé par certaines blessures ou pressions exercées sur la racine nerveuse (souvent une compression ou une inflammation). Dans le bas du dos, en cas de symptômes radiculaires, on parle souvent de sciatique, généralement causée par une hernie discale ou une sténose spinale.

La plupart des types de douleurs dorsales disparaissent avec le temps et peuvent se voir appliquer des traitements classiques tels que la kinésithérapie, des manipulations chiropratiques et ostéopathiques, et/ou des médicaments. Toutefois, quelques symptômes peuvent indiquer une maladie grave et les patients présentant ces symptômes doivent immédiatement consulter un médecin. Parmi eux on trouve : une incontinence soudaine (vessie et/ou intestins) ; des jambes de plus en plus faibles ; une douleur abdominale intense et continue en plus d’une douleur dorsale.

En général, la douleur est une expérience très subjective. Certaines personnes peuvent avoir une très grosse hernie discale et ne ressentir aucune souffrance, pour d’autres, un simple muscle froissé peut être source d’une immense douleur dorsale qui  mettra du temps à disparaître. Selon la situation, la douleur pourra survenir de temps en temps puis demeurer, mais empirera avec le temps. Ainsi, en plus des examens paracliniques qui aideront à dresser un diagnostic, la compréhension et la description détaillée de votre douleur est également primordiale.

Nous espérons qu’une meilleure compréhension des différents types de douleurs dorsales et des symptômes liés vous aidera à mieux entretenir la santé de votre dos.

Chez Mal-du-dos.com, on se met en quatre pour aider votre dos à retrouver sa souplesse d’origine !

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Les causes courantes de douleurs dans la nuque

Les douleurs de la nuque ne sont pas aussi fréquentes que les douleurs dans le bas du dos, mais beaucoup de personnes, à un moment de leur vie, connaissent une douleur dans la nuque ou dans le bras. La bonne nouvelle est que la plupart de ces douleurs se résolvent avec le temps, et lorsque ce n’est pas le cas, elles peuvent très souvent se soigner avec un traitement non-chirurgical.

Cette newsletter s’attardera brièvement sur les problèmes fréquents qui peuvent causer une douleur de la nuque, ainsi que sur les premiers symptômes et les traitements possibles.

Douleur intense de la nuque:

Les douleurs dans la nuque sont la plupart du temps dues à un dysfonctionnement de l’articulation, à un muscle froissé et/ou à une blessure des ligaments ou des tendons. Ces types de blessures sont souvent causés par un choc soudain (tel qu’une chute ou un accident de voiture), ou par une nuque tendue (comme lorsque l’on tient le téléphone entre l’oreille et l’épaule pendant longtemps, que l’on dort avec le cou dans un mauvais angle, ou que l’on porte un paquet ou une valise d’un seul côté). Dormir sur le ventre peut également entraîner ces dysfonctionnements.

La plupart des blessures minimes des muscles, ligaments ou tendons dans le cou guérissent en quelques jours ou quelques semaines, car le sang amené à ces structures apporte des nutriments et des protéines pour aider à guérir la blessure. Bon nombre de traitements peuvent réduire de manière significative la douleur et la gêne pendant la guérison.

Parmi les traitements typiques, on compte l’application de glace et/ou de chaleur sur la zone affectée (dans des cas de douleur vive, il faudra commencer par utiliser la glace pendant 48 heures avant d’appliquer de la chaleur), des médicaments vendus avec ou sans ordonnance, des manipulations chiropratiques et ostéopathiques et/ou la kinésithérapie.

Les patients souffrant de douleurs de la nuque pendant plus de deux semaines à trois mois, ou qui ont des douleurs dans le bras, des engourdissements ou des picotements, souffrent peut-être d’une maladie, qu’il faudra diagnostiquer.

Douleur de la nuque chronique:

De nombreux problèmes de santé peuvent causer une douleur continue dans la nuque et/ou le bras. Parmi les plus courants, on trouve :

•    Une hernie discale ou une sténose foraminale peuvent causer une douleur qui se propage dans le bras (ou dans les mains et les doigts).  Les symptômes sont souvent temporaires et peuvent généralement être traités avec des médicaments, la kinésithérapie et/ou une manipulation chiropratique ou ostéopathique. Si la douleur ne réagit pas à ces traitements au bout de 6 à 12 semaines, il faut alors envisager la chirurgie.

•    La sténose foraminale, c’est à dire un rétrécissement de l’ouverture par laquelle sortent les racines nerveuses de la colonne vertébrale, peut être caractérisée par une douleur se développant lentement (par exemple au bout de plusieurs années) et a tendance à apparaître pendant ou après certaines activités ou positions de la nuque. Si la douleur est intense ou prolongée, ou si elle représente un frein aux activités quotidiennes, la chirurgie peut alors être recommandée pour éliminer le pincement du nerf.

•    Le syndrome de la traversée thoracobrachiale est souvent associé à des problèmes de cou et peut également causer la douleur ou l’engourdissement du bras/de la main, une douleur dans la poitrine et une faiblesse dans le bras. La plupart du temps, ce problème de santé est dû à un rétrécissement du petit pectoral (muscle de la poitrine sous la clavicule) qui empiète sur le complexe nerf/artère le long du bras. Le syndrome de la traversée thoracobrachiale peut souvent être traité de manière classique par la chiropraxie et/ou la kinésithérapie. C’est assez fréquent chez les personnes qui travaillent derrière un bureau avec les épaules affaissées ou qui, à la salle de gym, travaillent leur poitrine bien plus que les muscles du dos opposés. Toutefois, ce syndrome peut avoir une origine qui nécessite une intervention chirurgicale.

•    La sténose cervicale avec myélopathie peut entraîner une douleur se propageant le long du bras, causant un manque de coordination dans les bras et les jambes, des difficultés avec les habiletés motrices (telles que l’écriture), et/ou des douleurs lancinantes occasionnelles. Les symptômes peuvent aller et venir sur une longue période (plusieurs années par exemple). É tant donné que c’est un rétrécissement du canal de la moelle épinière, des traitements non chirurgicaux peuvent aider à soulager la douleur dans le bras, mais on peut avoir recours à la chirurgie pour traiter la compression de la moelle épinière (qui cause les difficultés de coordination).

Enfin, il est important de noter que si quelqu’un ressent une faiblesse dans le bras, ou une perte de sensation et de coordination dans les bras ou les jambes, il se peut qu’un nerf soit abîmé et il faut alors se faire examiner par un médecin. De la même façon, les symptômes comme une douleur prolongée/grandissante accompagnée d’une perte d’appétit, d’une perte de poids, de nausées, de vomissements ou de fièvre/coup de froid/tremblements peuvent indiquer une tumeur ou une infection de la colonne et nécessiter une attention médicale immédiate.

En règle générale, si vos symptômes vous inquiètent, ou qu’ils semblent s’aggraver, il est toujours conseillé de consulter votre docteur. N’oubliez pas non plus qu’un programme d’exercices équilibré est indispensable dans chaque traitement général d’un problème musculosquelettique. Ainsi, si votre médecin ne vous recommande pas d’exercices, demandez-lui s’il peut vous en conseiller.

Chez Mal-du-dos.com, on se met en quatre pour aider votre dos à retrouver sa souplesse d’origine !

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Les méprises courantes sur les douleurs dorsales

Bon nombre de gens se méprennent sur les causes des douleurs dorsales et leurs traitements appropriés. Malheureusement, ces malentendus peuvent souvent causer un stress inutile, l’anxiété et même un comportement pouvant aggraver l’état de votre dos.

Dans cette newsletter de Mal-du-dos.com, nous éclaircirons les méprises les plus courantes sur les douleurs dorsales:

Une douleur du bas du dos peut entraîner une paralysie si elle n’est pas traitée. FAUX

La moelle épinière commence à la base du cerveau, longe la nuque et le milieu du dos pour finir juste avant la fin de la colonne vertébrale. Pour cette raison et parce que les racines nerveuses se trouvent en majorité dans le bas de la colonne, même de graves problèmes (tels qu’une grosse hernie discale) sont très peu susceptibles de causer une paralysie.

Ma douleur dorsale va probablement gravement s’empirer avec l’âge. FAUX

Certaines personnes s’inquiètent de l’évolution de leur douleur dorsale, qui pourrait devenir handicapante au fil des années. Toutefois, les douleurs dorsales sont en réalité un peu moins courantes chez les personnes de plus de 50 ans que chez celles de 30 à 50 ans. Cela s’applique en particulier aux douleurs générées par le disque intervertébral, telles qu’une hernie discale ou une maladie dégénérative du disque. Ainsi, si vous trouvez le moyen de traiter votre douleur et de continuer vos activités quotidiennes, votre douleur dorsale pourrait diminuer avec l’âge.

La colonne vertébrale est délicate et facilement blessée. FAUX

Les muscles, tendons et ligaments autour de la colonne vertébrale lui amènent force, souplesse et soutien. Ainsi, généralement, une colonne en bonne santé n’est pas facilement blessée. Parmi les activités pouvant fragiliser la colonne, on compte le manque de conditionnement physique et de souplesse, une mauvaise posture et un dos tendu ainsi que d’autres habitudes souvent mauvaises pour la santé, telles que fumer et avoir une alimentation non équilibrée. Dans la plupart des cas, au moment où apparaît la douleur dorsale, tout un ensemble de petits problèmes était déjà apparu depuis  quelques années, entraînant l’instabilité et une colonne plus facilement blessée.

Un traitement standard est appliqué à la plupart des types de douleurs dorsales. FAUX

Par rapport à d’autres problèmes médicaux, il y a relativement peu de traitements types systématiquement associés à un problème de dos en particulier. Les spécialistes de la colonne dans différents domaines de compétences se mettent rarement d’accord sur un diagnostic et le traitement le plus approprié, et les professionnels de la santé spécialisés ont généralement eux aussi des divergences d’opinion. Peu de diagnostics sont relativement simples à établir (ex : tumeurs, infections et fractures) et ce sont généralement ces problèmes de santé là qui font l’unanimité.

Se reposer est le meilleur moyen d’éviter d’avoir encore plus mal au dos. FAUX

Bien qu’une courte période de repos au lit puisse aider à réduire une douleur vive, en général, les médecins progressistes déconseillent de prendre plus d’un ou deux jours de repos. En effet, le repos et l’inactivité en général peuvent causer plus de douleurs, car le manque d’activité entraîne l’atrophie des muscles et d’autres effets nocifs, qui à leur tour peuvent causer une douleur plus intense. Beaucoup de gens souffrant de douleurs dorsales ont tendance à surprotéger leurs dos et, de ce fait, sont plus sujets à se blesser ou à souffrir en raison d’un manque de conditionnement.

Nous espérons qu’une meilleure compréhension des méprises courantes sur les douleurs dorsales vous aidera à entretenir votre santé. Chez Mal-du-dos.com, on se met en quatre pour aider votre dos à retrouver sa souplesse d’origine.

Chez Mal-du-dos.com, on se met en quatre pour aider votre dos à retrouver sa souplesse d’origine !

L’ergonomie des postes de travail

On parle d’ergonomie pour désigner les ajustements du lieu de travail dans l’intérêt de l’employé, par la modification ou la redéfinition du travail, du poste, des outils ou de l’environnement. L’agencement du poste de travail peut avoir un impact énorme sur la santé et le bien-être des employés de bureau. De nombreuses gênes peuvent naître d’un poste de travail conçu de manière non ergonomique. Les plaintes les plus courantes concernent le cou, les épaules et le dos. D’autres concernent les bras, les mains et parfois les yeux. Par exemple, un mauvais fauteuil et/ou une posture inappropriée peuvent entraîner des tensions dans le bas du dos ; ou un fauteuil trop haut peut avoir pour conséquence une mauvaise circulation dans les jambes et les pieds.

Certaines caractéristiques communes du travail sur ordinateur ont été identifiées et associées à un risque important de problèmes musculosquelettiques. Parmi elles, on trouve :

•    L’agencement du poste de travail

•    La nature de l’activité

•    La répétitivité du travail

•    Le degré de contrainte de la posture

•    La cadence de travail

•    Les temps de travail et de pause

•    Les caractéristiques personnelles des employés

La clé du confort est d’avoir une position détendue et naturelle. La position de travail idéale consiste à avoir les bras détendus. En cas d’utilisation d’un clavier, les bras doivent être pliés à angle droit, les mains dans la ligne droite des avant-bras et les coudes près du corps. La tête doit être dans l’alignement du corps, légèrement en avant.

•    Ajustez votre Poste de Travail pour qu’il s’Adapte à Vous

•    Réglez la hauteur du siège de votre fauteuil de façon à ce que vos cuisses soient à l’horizontale et vos pieds à plat sur le sol.

•    Ajustez la profondeur du siège pour que votre dos soit soutenu par le dossier et que l’arrière de vos genoux ne soit pas gêné par le fauteuil.

•    Réglez le dossier verticalement pour qu’il supporte et épouse la courbe du bas de votre dos.

•    Avec vos bras sur les côtés et l’angle des coudes à environ 90 degrés, ajustez la hauteur/position des accoudoirs pour soutenir vos avant-bras.

•    Réglez la hauteur du clavier pour que vos doigts soient sur la rangée de lettres du milieu quand vos bras sont sur les côtés, les coudes à 90 degrés et les poignets droits.

•    Placez la souris, la boule de commande ou les pavés numériques spéciaux près du clavier. Gardez les poignets dans une position neutre avec les bras et les mains proches du corps.

•    Ajustez la taille de l’écran de manière à ce que le haut de celui-ci soit au niveau des yeux. Si vous utilisez des lunettes bifocales/trifocales, placez l’écran à une hauteur qui vous permet de voir facilement sans devoir basculer la tête en arrière.

•    Placez vos documents de référence sur un support à égale distance de l’écran et des yeux.

•    Utilisez un repose-pieds si vous ne pouvez pas poser vos pieds confortablement parterre.

Les Bons Réflexes au Travail

La façon dont une activité est exercée et le poste de travail sur lequel elle est pratiquée peuvent influencer le risque de blessure et la productivité générale. Les techniques suivantes peuvent faciliter un travail et le rendre plus prudent :

•    Ajuster les rideaux ou les stores.

•    Éloigner l’écran des sources d’éblouissement ou de lumière directe.

•    Basculer légèrement l’écran en arrière.

•    Utiliser des diffuseurs sur les éclairages au plafond.

•    Installer un filtre anti-reflet sur l’écran.

•    Nettoyer régulièrement l’écran.

•    Éviter de tenir le téléphone entre la tête et l’épaule. Le prendre en main, utiliser un haut-parleur ou un casque.

•    Garder à portée de main les objets souvent utilisés tels que le téléphone, le matériel de référence et les crayons/stylos.

•    Placer l’écran directement face à soi.

•    Changer régulièrement de posture.

•    Utiliser un éclairage approprié.

•    Utiliser le moins de force nécessaire pour taper sur le clavier.

•    Utiliser le moins de force nécessaire pour utiliser la perforatrice et l’agrafeuse.

•    Varier ses activités pour éviter d’effectuer la même tache pendant longtemps.

•    Prendre des mini-pauses pour reposer ses yeux et ses muscles. Une pause ne signifie pas nécessairement arrêter son travail. Toutefois, elle peut signifier changer de type d’activité physique en échangeant par exemple le clavier contre le téléphone ou des dossiers.

•    Neutraliser les bruits gênants en utilisant des bouchons d’oreille, en écoutant de la musique en sourdine ou en allumant un ventilateur.

•    Être habillé de façon à garder une température confortable.

L’Éclairage

L’éclairage est un des facteurs les plus importants affectant le confort du personnel au travail. Le système d’éclairage idéal est celui grâce auquel la luminosité s’adapte à la tâche, où les ratios de clarté sont contrôlés (pas de zone trop claire ou trop sombre dans le champ de vision) et où les plafonds, les murs et les sols sont choisis attentivement pour minimiser l’éblouissement. On parle d’éblouissement en présence d’une lumière intense et inconfortable qui éclaire directement les yeux. L’éblouissement peut être direct, quand il vient des lumières ou du soleil, ou indirect, quand il se reflète sur une surface.

Des tâches différentes nécessitent des niveaux d’éclairage différents. Les zones dans lesquelles un travail complexe est effectué, par exemple, nécessitent une meilleure luminosité que dans des entrepôts. Les besoins en lumière varient en fonction du moment ainsi que de la personne. Il est possible d’ajuster la lumière nécessaire pour l’activité sans changer l’éclairage général.

Les problèmes de vision font partie des sources majeures de plaintes chez les employés de bureau. Un mauvais éclairage peut causer la fatigue et l’irritation de l’œil, la diplopie (lorsqu’on « voit double »), le gonflement et l’irritation des paupières et une capacité de concentration ainsi qu’une acuité visuelle diminuées. Lorsque les employés doivent se tendre pour voir des éléments petits ou détaillés, ils peuvent avoir mal à la tête, au cou et au dos. Un mauvais éclairage sur le lieu de travail est également associé à un risque plus grand d’accidents. Un éblouissement direct ou non, des ombres ainsi qu’un certain temps d’adaptation visuelle lorsqu’on passe d’un environnement clair à un autre sombre (ou inversement) peut empêcher un employé de voir clairement, ce qui peut provoquer des accidents.

Voici plusieurs mesures pouvant être utilisées pour empêcher et contrôler les problèmes d’éclairage au travail :

•    Un entretien régulier du système d’éclairage doit être pratiqué pour nettoyer ou remplacer les vieilles ampoules et les circuits électriques défectueux.

•    Une couleur mate sur les murs, les plafonds et les sols pour réduire l’éblouissement est recommandée par la Société d’Ingénierie de la Lumière Américaine.

•    Dans la mesure du possible, les employés ne doivent pas faire face aux fenêtres, aux lampes non blindées et à d’autres sources d’éblouissement.

•    Utiliser des stores ajustables si les employés travaillent face à une fenêtre.

•    Une lumière diffuse aidera à réduire les ombres. Un éclairage indirect et un éclairage propre à l’activité sont recommandés, surtout lorsque les espaces de travail sont séparés par des cloisons.

•    Les lampes propres à l’activité sont très efficaces pour apporter un éclairage supplémentaire à ceux qui en ont besoin. Certaines de ces lampes proposent plusieurs niveaux d’éclairage.

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Le bruit au travail

On peut définir le “bruit” comme un son indésirable. Les employés de bureau sont confrontés à de nombreuses sources de bruit, parmi lesquelles les terminaux vidéo, les imprimantes rapides, les téléphones, les fax et les voix des gens autour.

Le bruit peut provoquer des tensions et du stress et même, à un très haut niveau, abîmer l’audition. Concernant les niveaux de bruit au bureau, les effets les plus courants sont d’interférer avec des communications, d’être agaçants ou de distraire pendant la réflexion. L’effet agaçant du bruit peut réduire la performance ou augmenter les erreurs. Si une activité nécessite une importante concentration mentale, le bruit peut porter préjudice à la performance. Les normes gouvernementales ont établi des limites au sujet du bruit pour éviter les problèmes d’audition chez les employés. Le niveau de bruit auquel on peut être exposé sans danger dépend de son intensité ainsi que de la durée d’exposition. Dans un bureau appliquant les normes de santé et de sécurité au travail (OSHA), les limites sont rarement approchées ou dépassées. Toutefois, il peut y avoir des problèmes dans les zones où se trouvent beaucoup de machines bruyantes, telles que les imprimantes rapides ou les machines Xerox.

Lorsque les employés sont sujets à des niveaux sonores excédant les normes OSHA, il faut alors, dans la mesure du possible, utiliser des contrôles administratifs ou techniques. Si ceux-ci ne sont pas capables de réduire le niveau sonore, un équipement de protection auditive doit être fourni au personnel pour réduire le bruit.

Les mesures suivantes sont utiles pour réduire le niveau sonore ou ses effets:

1. Sélectionnez l’équipement le plus silencieux si possible. Lorsque vous avez le choix entre deux produits ou plus, prenez en compte le niveau sonore avant de faire votre achat.

2. Veillez au bon entretien de votre équipement, par exemple, en le lubrifiant ou en resserrant les parties lâches qui peuvent causer du bruit.

3. Placez les équipements bruyants dans des endroits où leurs effets seront moins nuisibles. Par exemple, mettez les imprimantes à impact loin des zones où les gens doivent téléphoner.

4. Utilisez des séparations ou des cloisons pour isoler les sources de bruit. L’utilisation de tampons ou de dispositifs acoustiques peut également absorber le bruit. Des tampons en caoutchouc peuvent eux aussi isoler les équipements vibrants pour aider à réduire les nuisances sonores.

5. Entourez les équipements, tels que les imprimantes, avec des protections ou des revêtements acoustiques.

6. Prévoyez les activités bruyantes aux moments où elles auront le moins d’effet sur les autres tâches effectuées dans le bureau.

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Les blessures et maladies liées au travail

En Amérique, la nouvelle technologie de bureau et les équipements de bureau automatisés ont apporté de nombreux changements dans les lieux de travail. Comme avec toutes les nouvelles technologies, ces changements amènent leur lot de questions sur la santé et la sécurité. En plus des risques évidents tels qu’un sol glissant ou un tiroir ouvert, un bureau moderne peut également comporter des risques tels qu’un faible éclairage, des nuisances sonores, des meubles mal conçus, un équipement et des machines émettant des gaz et des vapeurs même avec un entretien approprié. Même la nature du travail au bureau a amené son lot de symptômes dus au stress et de tensions musculo-squelettiques.

Par exemple,  de longues heures passées derrière un poste de travail mal conçu peuvent occasionner des douleurs dans la nuque, le dos, les épaules, les extrémités inférieures, les bras, les poignets, les mains, ainsi qu’une fatigue des yeux et une sensation générale de tension et d’irritabilité. Les principaux accidents handicapants au bureau résultent souvent de chutes, de tensions, de surmenage, de chutes d’objets, ou d’objets contre lesquels on se cogne ou dans lesquels on se coince.

Les Chutes

Les chutes sont les accidents de bureau les plus courants, responsables du plus grand nombre de blessures handicapantes. Le taux de blessures handicapantes dues à des chutes parmi les employés de bureaux est 2 à 2,5 fois supérieur à celui des employés hors-bureaux. Une chute se produit lorsqu’on perd l’équilibre. Une des causes les plus courantes de chutes au bureau est le fait de trébucher sur un bureau ou un tiroir ouvert. Se pencher dans un siège instable et trébucher sur des fils électriques sont également des risques courants. Les chutes au bureau sont souvent dues à l’utilisation d’une chaise ou d’une pile de boîtes en guise d’échelle ou au fait de glisser sur un sol mouillé. Une moquette lâche, des objets entreposés dans les entrées ou les couloirs ou une lumière inadaptée sont également d’autres risques de chutes. Par chance, on peut les éviter. La liste suivante peut vous aider à prévenir un accident avant qu’il n’arrive.

•    Assurez-vous que la voie n’est pas encombrée avant de la traverser.

•    Fermez complètement les tiroirs après chaque utilisation.

•    Lorsque vous êtes assis, évitez de vous pencher excessivement, de tourner ou de vous affaler sur le dossier.

•    Éloignez les fils électriques des allées.

•    Utilisez toujours un escabeau pour atteindre quelque chose en hauteur. Les chaises ne sont définitivement pas des échelles.

•    Nettoyez tout de suite les flaques.

•    Ramassez les objets que vos collègues ont pu laisser sur le sol.

•    Faites part à vos supérieurs d’une moquette pas assez tendue ou d’un sol en mauvais état.

•    Ne portez jamais rien qui empêche votre visibilité.

•    Portez des chaussures stables avec des semelles qui ne glissent pas.

Si vous êtes sur le point de tomber, n’oubliez pas: roulez. En roulant votre corps en boule, vous avez plus de chance d’absorber l’impact et d’en ressortir indemne. En vous réceptionnant avec vos bras ou vos jambes, vous pourriez au contraire vous casser un membre.

Les Tensions et le Surmenage

Bien qu’un travail de bureau typique n’implique pas forcément de soulever des objets particulièrement lourds, il est important de suivre la technique pour soulever quelque chose sans danger. De petites charges légères (ex : piles de dossiers, boîtes de papier pour imprimantes, livres) peuvent provoquer des dégâts sur votre dos, votre nuque et vos épaules si vous vous tenez mal lorsque vous les portez. Le dos est particulièrement vulnérable ; la plupart des blessures du dos surviennent lorsque l’on porte des objets de façon inadaptée. Avant de ramasser un carton ou une charge, posez-vous ces questions :

•    Est-ce trop lourd pour que je puisse le soulever et le porter seul?

•    À quelle hauteur dois-je le soulever?

•    Jusqu’où dois-je le porter?

•    Est-ce que j’essaye d’impressionner quelqu’un en faisant cela?

Si vous ressentez que la charge est trop importante pour vous, adressez-vous à votre superviseur ou demandez à un autre employé de vous aider.

La Marche à Suivre pour Porter Correctement un Objet :

•    Adoptez une position balancée ; la largeur entre vos pieds doit correspondre à celle entre vos épaules.

•    Lorsque vous soulevez quelque chose à partir du sol, accroupissez-vous près de la charge.

•    Gardez votre dos dans sa position neutre et droite.

•    Rentrez votre menton pour que votre tête et votre cou restent dans l’alignement de votre dos.

•    Saisissez l’objet à pleines mains plutôt qu’avec vos doigts.

•    Amenez l’objet près de vous, les coudes près du corps pour que la charge et le poids de votre corps restent centrés.

•    Redressez vos jambes. Laissez les muscles de vos jambes et non de votre dos faire le travail.

•    Contractez vos abdominaux pour mieux soutenir votre dos.

•    Gardez votre dos dans sa position neutre tout en soulevant l’objet.

•    Ne pivotez jamais en soulevant quelque chose. Quand vous devez vous tourner en portant une charge, tournez votre corps entier, en commençant par les pieds.

•    Ne portez jamais une charge qui bloque votre vision.

•    Pour poser un objet parterre, utilisez les mêmes techniques que pour le soulever.

•    Ne soulevez jamais rien en étant assis. Accroupissez-vous toujours lorsqu’il vous faut récupérer quelque chose par terre.

Des Solutions Ergonomiques pour des Tâches Nécessitant un Effort du Dos

•    Réarrangez l’espace de manière à éviter de pivoter en soulevant quelque chose. Les personnes devant pivoter en soulevant une charge sont plus susceptibles de souffrir de blessures du dos.

•    Variez les tâches de manière à ce que les périodes où vous êtes debout soient alternées avec des périodes où vous vous déplacez ou où vous êtes assis.

•    Demandez un tabouret ou un repose-pieds pour les activités stationnaires.

•    Dès que possible, posez vos affaires au niveau du genou plutôt que sur le sol.

•    Pour éviter d’avoir à vous pencher en avant pour soulever un objet, ayez des étagères peu profondes (30 à 45 cm).

•    Séparez les charges pour qu’elles pèsent moins lourd.

•    Si vous devez porter un objet lourd sur une longue distance, pensez à le garder près de votre bureau ou utilisez un chariot ou une charrette pour le transporter.

Percuter des Objets / Les Chutes d’Objets

Percuter des objets est une autre cause de blessures au bureau. Parmi les incidents de ce type, on compte :

•    Se cogner dans des portes, des bureaux et des tiroirs ouverts.

•    Percuter d’autres personnes en marchant.

•    Percuter des tiroirs ouverts en se baissant ou en se redressant.

•    Percuter des objets coupants tels que des machines de bureaux, des agrafes et des punaises

Faites constamment attention à l’endroit où vous marchez, stockez correctement les objets dans votre zone de travail et ne portez jamais d’objet qui gêne votre visibilité.

Les objets qui tombent et/ou les objets sur lesquels trébuchent les employés sont le résultat de:

•    Fournitures de bureau qui glissent des étagères ou des placards.

•    Placards de dossiers surchargés dans lesquels deux tiroirs ou plus ont été ouverts en même temps ou dans lesquels un tiroir a été ouvert trop loin.

•    Machines, telles que des machines à écrire, tombées sur les pieds.

•    Portes ouvertes soudainement de l’autre côté.

Un stockage de matériel approprié et l’utilisation d’éléments de stockage permettent d’éviter ces accidents.

Être Coincé dans un Objet

La dernière catégorie d’incidents handicapants récurrents concerne les employés qui se coincent les doigts ou un pan de leur vêtement dans des objets. Cela peut les blesser si :

•    Les doigts se coincent dans un tiroir, une porte, une fenêtre.

•    Les doigts, les cheveux, les vêtements ou les bijoux se coincent dans des machines.

•    Les doigts se coupent avec un cutter.

Lorsque vous travaillez avec un équipement de bureau, restez toujours concentré sur ce que vous faîtes.

Le Stockage de Matériel

Le matériel de bureau mal stocké peut entraîner des chutes d’objets sur des employés, une mauvaise visibilité et même être comporter un risque d’incendie. Un ménage correct réduira ou éliminera les risques associés au stockage non approprié du matériel. Exemples de stockage non approprié : pile désordonnée, pile de matériel trop haute, encombrement des portes, des allées, des sorties de secours et des équipements antifeu. Voici de bonnes méthodes de stockage :

•    Les boîtes, les papiers et autre matériel ne doivent pas rester sur les casiers ou les range documents car ils peuvent glisser.

•    Dans une pile, les boîtes et cartons doivent tous être de la même taille. Empilez toujours du matériel de façon à ce qu’il ne tombe pas.

•    Stockez les objets lourds sur les étagères du bas.

•    Essayer de garder le matériel dans les range documents et les casiers.

•    Les équipements de bureau tels que les machines à écrire, les classeurs, les lampes et les calculatrices ne doivent pas être placés sur le bord d’un bureau, d’un placard ou d’une table.

•    Les allées, les coins et les couloirs doivent être vides de tout matériel.

•    Il faut désigner des zones de stockage et les utiliser à ce but uniquement.

•    Stockez les matériels lourds de façon à ce que vous n’ayez pas à enjamber quelque chose pour les atteindre.

•    L’équipement anti-feu, les extincteurs, les sorties de secours et les détecteurs de fumée doivent rester accessibles. Le matériel doit être à au moins 45 cm des détecteurs de fumée.

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